IBANDA KABAKA ONLINE

18 septembre 2011

Plaidoyer pour l'instauration de la fongibilité asymétrique dans la gestion budgétaire en RDC (République Démocratique du Congo)

Foi de IBANDA Kabaka Paulin

01 mai 2008

Les frais de fonctionnement dans le budget congolais:plaidoyer pour l'instauration de la fongibilité asymétrique.

Les frais de fonctionnement est le poste général du budget de l'Etat qui est souvent à l'origine des dérapages budgétaires au Congo.

Pour mettre fin et assurer une gestion orthodoxe du Budget, il est impérieux de changer de pratique et de philosophie de gestion budgétaire.

Pour ce faire,on doit procéder à l'attribution de montants uniformes aux Ministères et aux services spécialisés.La revue générale des politiques publiques qui s'en suivra doit regrouper les ministères en termes de mission, et en retenir 20.

La répartition des crédits budgétaires se fera ainsi: 2 millions de dollars annuels par ministère,même montant pour la Présidence,l'assemblée nationale, le sénat.

1 million sera attribué pour le fonctionnement de chaque province.Toutes les institutions judiciaires se partageront 12 millions de dollars.

Quant à l'Armée,à la Police et aux Renseignements Généraux,ils auront 36 millions de dollars.

De ce fait,avec une centaine de millions de dollars,le budget de fonctionnement hors salaires est bouclé.

Le principe de fongibilité asymétrique consiste en ce que ces crédits :1)ne pourront jamais être dépassés,2)ils peuvent être sous-utilisés,3) en cas de sous-consommation,les réliquats budgétaires peuvent être affectés vers d'autres dépenses, mais jamais on ne pourra prendre des crédits d'ailleurs pour financer ces dépenses de fonctionnement.En fait, il s'agit d'une vraie contrainte budgétaire microéconomique.

De cette manière, on sortira le pays de l'aléa budgétaire qui est source d'instabilité économique.

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07 janvier 2011

Kinshasa tire les leçons de la Côte d'Ivoire.

 

4 janvier 2011

 

Kinshasa tire les leçons de la Côte d’Ivoire

Catégorieactualité,commentaire

La lutte pour le pouvoir en cours en Côte d’Ivoire a des répercussions au Congo, où des élections présidentielles sont prévues pour novembre prochain : le ministre de l’Information et porte parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga a déclaré qu’il était envisagé de proposer une modification de la Constitution, afin de remplacer le scrutin présidentiel à deux tours par une élection à un tour seulement. Cette réflexion était déjà en cours, pour des raisons budgétaires entre autres, mais les évènements de Côte d’Ivoire pourraient précipiter la décision : «nous avons frôlé le pire en 2006 » assure le ministre » et nous voulons aujourd’hui, à tout prix, éviter tout risque de dérive identitaire, comme en Côte d’Ivoire, en Guinée ou au Kénya… »

 
Cette décision confirme que la situation à Abidjan passionne les pays du Golfe de Guinée, mais aussi l’opinion congolaise où l’on trace quelquefois des parallèles entre l’histoire des deux pays, les argumentaires utilisés par les parties en présence et les modalités de la crise.
Au départ, dans les deux pays, au début des années 90, il y avait un dictateur vieillissant, ami de l’Occident et en particulier des anciennes puissances coloniales, la Belgique et la France. Mobutu comme Houphoüet Boigny apparaissaient également comme des relais régionaux, intervenant ici comme « sages », des médiateurs, ou là comme des boutefeux : l’Angola –qui ne soutient pas l’idée d’une intervention militaire contre Laurent Gbagbo- n’a pas oublié comment les armes destinées à Savimbi transitaient par le Zaïre de l’époque tandis que le leader de l’Unita était le bienvenu à Abidjan.
Tout bascula lorsque l’exigence de démocratisation toucha l’Afrique : dès 1990, Mobutu fut lâché par les Belges, suivis par les Européens et en 1993, les funérailles d’Houphoüet furent aussi celles d’une certaine Françafrique. Les modalités de la succession furent différentes : en Côte d’Ivoire, le dauphin désigné, Henri Konan Bédié, finalement élu en 1995, fit face à un challenger de poids, le Premier Ministre du « Vieux », Alassane Ouattara, qui dès le décès du patriarche avait annoncé son intention de lui succéder.
Si Ouattara, venu des milieux financiers internationaux et formé aux Etats Unis, avait été chargé de mettre en œuvre des politiques d’austérité impopulaires, c’est aussi parce que beaucoup ne le considéraient pas comme un Ivoirien de souche. De la même manière que quelques années plus tôt, Kengo wa Dondo, Tutsi d’origine, avait été chargé de remettre de l’ordre dans les finances de Kinshasa. En Côte d’Ivoire, Konan Bédié mena campagne contre son rival Ouattara en inventant le concept d’ « ivoirité ». Cette exclusive, au Congo, allait se traduire par celui de « nationalité douteuse » puis, lors des élections de 2006, par la «congolité ».
Même si les modalités de la succession furent différentes dans les deux pays, la guerre, elle, allait être au rendez vous.
A Kinshasa, alors que la France aurait souhaité associer Kengo wa Dondo à la succession d’un Mobutu déclinant, les Américains s’étaient choisi un autre « homme fort » dans la région, sinon deux : Paul Kagame au Rwanda et au Burundi Yoweri Museveni. Ces deux « nouveaux leaders » entendaient diriger à distance l’immense Congo sinon le morceler, avec l’assentiment de certains milieux américains.
Dès que fut dissipée l’euphorie suscitée par la chute de Mobutu, tous les Occidentaux, Belges compris, s’entendirent sur un point commun, qui ressemble étrangement aux sentiments qu’inspire aujourd’hui Gbagbo : la détestation de la « communauté internationale ». Laurent Désiré Kabila, initialement choisi comme simple porte parole des rebelles, n’avait pas triché aux élections, mais il s’était « autoproclamé » chef de l’Etat, entendait exercer ses prérogatives et encourager un développement autocentré. La conclusion ne tarda pas : il n’était pas l’homme qu’il fallait.
Le scénario de la deuxième guerre du Congo, lancée en août 1998 au départ du Rwanda, inspirera plus tard celui de la Côte d’Ivoire : des rebelles, entraînés dans les pays voisins (le Rwanda, l’Ouganda comme plus tard le Burkina Faso) dénoncent les discriminations, réelles ou exagérées, dont leur groupe ethnique est victime ; ils s’emparent d’une partie du territoire, l’occupent, et envoient ses ressources vers les pays frontaliers, le Rwanda et l’Ouganda en l’occurence. Les voisins de la Côte d’Ivoire feront de même : le Ghana, le Burkina Faso, bénéficient de l’exportation de matières premières venues de Côte d’Ivoire, le diamant, le cacao…
Au Congo, en 1998, la communauté internationale choisit de qualifier de « guerre civile » une agression venue de l’extérieur et qui n’est pas soutenue par les populations de l’est ; elle refuse de s’interposer et convoque une conférence de paix dont les dés seront pipés : à Lusaka, en 1999, les rebelles congolais sont mis sur le même pied que les représentants du pouvoir central, ce qui permet de mettre en minorité l’indésirable Laurent Désiré Kabila. En outre, l’argument des droits de l’homme est habilement utilisé pour discréditer le vieux maquisard : alors que l’on sait aujourd’hui, grâce au « mapping report » de l’ONU, que les massacres de réfugiés hutus ont essentiellement été commis par des rebelles sous les ordres de l’armée rwandaise, ou par les commandos de Kagame lui-même, c’est à Kabila que l’on fait porter la responsabilité des tueries. Alors qu’à Lusaka ses émissaires ont cédé aux pressions, Kabila se tourne alors vers la rue, où des manifestants dénoncent la capitulation.
Il faudra attendre 2002 pour que la roue tourne.
Auparavant, le 16 janvier 2001, le coriace président a été victime d’un assassinat dont les commanditaires sont toujours demeurés dans l’ombre.
En Côte d’Ivoire, après que le général Gueï se soit brièvement emparé du pouvoir, des élections ont lieu en 2000 mais Alassane Ouattara comme Henri Konan Bédié sont empêchés de se présenter. Laurent Gbagbo, issu de l’opposition, l’emporte contre le général Gueï et comme ce dernier conteste le résultat d’un scrutin de toutes manières hypothéqué par la mise à l’écart de deux personnalités de poids, il recourt à son arme préférée : la rue. Gbagbo avoue lui-même que les conditions de cette élection étaient « calamiteuses » et promet un gouvernement d’union nationale. La campagne de dénigrement est immédiate : les partisans de Gbagbo, qui tiennent la rue, sont accusés d’avoir commis un massacre de Duouilas (musulmans du Nord) à Yopougon (un quartier populaire d’Abidjan). Le président mal élu est accusé d’avoir repris à son compte le thème de l’ « ivoirité » cependant inventée par Bédié, des campagnes sont menées contre le cacao ivoirien, la première ressource du pays, car des enfants présentés comme esclaves sont employés dans les plantations du Sud…
En 2002, l’éclatement de la guerre ne surprend guère ceux qui étaient passés par Ouagadougou : les rebelles, des Ivoiriens du Nord mais aussi des combattants recrutés dans tous les pays sahéliens, s’étaient entraînés durant des mois au Burkina Faso, avec la bénédiction du président Blaise Compaoré. La France accepte cependant de s’interposer pour empêcher la chute de la capitale, elle ne fait pas jouer les accords de défense mais le contingent de la Force Licorne se déploie dans une « zone de confiance » qui bloque l’avance des rebelles et coupe le pays en deux.
Lorsqu’en 2003 la France, avec de Villepin aux Affaires étrangères, convoque toutes les parties ivoiriennes dans un lycée de Linas Marcoussis, la « formule de Lusaka » déjà utilisée au Congo est recyclée : les rebelles sont placés sur pied d’égalité avec les représentants du gouvernement et ces derniers se voient sommés d’accepter un « gouvernement d’union » dans lequel les représentants des Forces nouvelles occuperont des postes clés, la défense et la sécurité. En outre les deux armées seront fusionnées. Gbagbo, placé devant le fait accompli et galvanisé par son épouse Simone, plus intraitable que lui, et par Charles Blé Goudé, le leader des « jeunes patriotes »recourt une fois encore à la rue : les foules en colère envahissent Abidjan et s’en prennent aux ressortissants français.
Au Congo, dès 2001, la négociation a repris avec Joseph Kabila, plus malléable que son père. Il a compris que, provisoirement en tous cas, mieux valait plier : en échange du départ des troupes étrangères et de la réunification du pays, les principaux groupes rebelles (le MLC de Bemba et le RCD de Ruberwa, proche du Rwanda) sont intégrés au pouvoir de Kinshasa. Est ce un hasard si le RCD se voit confier la défense et la sécurité, si Jean-¨Pierre Bemba a la haute main sur l’économie ? De 2002 jusque 2006, Joseph Kabila rassure les Occidentaux par sa modération ; il fait promulguer un Code Minier extrêmement ouvert aux investissements étrangers, promet de privatiser les entreprises publiques et donne tous les gages que lui demande le CIAT (comité d’accompagnement de la transition, composé d’ambassadeurs étrangers). Il est récompensé de sa modération, non seulement par le vote des électeurs (54%) mais aussi par le fait que son rival Jean-Pierre Bemba se retrouve entre les mains de la Cour pénale internationale. En outre, les accords de paix prévoient l’intégration des forces rebelles au sein de l’armée gouvernementale, avec l’appui de la communauté internationale.
En Côte d’Ivoire, d’autres accords, signés à Ouagadougou cette fois, avec Compaoré comme médiateur, prévoient eux aussi des élections générales supervisées par les Nations unies. Auparavant, les provinces du Nord, tenues par les rebelles, devraient être désarmées, les différentes armées intégrées ou démobilisées. En outre, Guillaume Soro, l’un des leaders de la rébellion, deviendra le Premier Ministre de Gbagbo : ici aussi les rebelles entrent au cœur du pouvoir.
Au Congo, comme en Côte d’Ivoire, le volet militaire s’avère un échec : dans le premier cas, l’intégration des divers groupes armés, basée sur le principe de l’impunité, introduira dans une armée déjà faible et corrompue des hommes sans foi ni loi, des militaires étrangers, ce qui privera Kabila du plus important des instruments de sa souveraineté, une armée fonctionnelle. En outre, l’Est du pays n’ayant pas été désarmé, des rébellions comme celle de Nkunda ou d’autres en gestation font peser sur Kinshasa une sorte d’épée de Damoclès.
En Côte d’Ivoire, les groupes d’autodéfense et autres milices constitués dans le Sud n’ont jamais été réellement démobilisés ou intégrés et ils demeurent une masse de manœuvre entre les mains de Charles Blé Goudé, le ministre de la Jeunesse de Gbagbo, comparable aux milices mai Mai qui avaient appuyé Kabila dans l’Est du Congo et dont certains membres devinrent de redoutables bandits.
Dans le Nord, les rebelles des Forces Nouvelles, qui n’avaient pas été désarmé et avaient gardé leurs structure de commandement ont été accusées d’intimider les électeurs, ce qui permis au « camp Gbagbo » de mettre en cause la crédibilité du scrutin et d’annuler le vote dans neuf circonscriptions.
Si les Congolais craignent que le « scenario ivoirien » se produise chez eux en 2011, c’est aussi parce que Joseph Kabila, en plus de la reconstruction des infrastructures, a aussi « ouvert je jeu », passé d’importants accords avec les Chinois et diversifié les partenaires. Les termes des attaques, reposant sur des faits réels et sur un incontestable durcissement du régime, se dessinent déjà : la corruption de l’entourage présidentiel, les violations des droits de l’homme.. Quant à Laurent Gbagbo, s’il n’ a pas réellement touché aux intérêts français (Total vient de se voir accorder un important champ pétrolier, Bouygues et Bolloré n’ont rien perdu) il a lui aussi fait jouer les appels d’offres, invité de nouveaux acteurs économiques, laissé s’implanter les Libanais. La France a vu disparaître son hégémonie d’autrefois, de la même manière qu’au Congo, les Européens doivent désormais côtoyer de nouveaux partenaires.
Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI, gestionnaire libéral et avisé, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste.
A l’instar de bon nombre d’Africains, l’opinion congolaise observe l’exceptionnelle unanimité de la communauté internationale à propos de la Côte d’Ivoire et se demande quel est le véritable enjeu de l’épreuve de force en cours.
Quant au gouvernement de Kinshasa, issu de la majorité présidentielle, il n’entend pas se laisser piéger dans un scrutin à deux tours qui permettrait à tous les candidats de l’opposition de se rallier à une candidature commune, dirigée contre le président sortant et il envisage de passer à un simple scrutin majoritaire…

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03 janvier 2011

Peut-on parler d'indépendance économique en Côte d'Ivoire?

Les hommes politiques utilisent souvent la magie des mots pour donner de nouveaux espoirs, de nouveaux rêves à leur opinion publique sans être souvent convaincus eux-mêmes de la faisabilité des projets se cachant derrière de tels concepts.C'est le cas de l'indépendance économique qui est aujourd'hui la coqueluche de la rhétorique des jeunes africains depuis que la campagne électorale ivoirienne de 2010 a remis en scelle cette association des mots pour des raisons électoralistes.

L'indépendance économique est le paradigme utilisé par tous les dirigeants des pays du Tiers-Monde pour justifier,à leurs époques, des politiques collectivistes des nationalisations . Tels furent les cas de Nasser avec le Canal de Suez en Egypte, de Mobutu avec l'Union Minière du Haut Katanga au Congo-Kinshasa, de Chavez avec l'industrie pétrolière au Vénézuela, et j'en passe.

Après cinquante ans des indépendances politiques africaines, l'on voit clairement que, sur le plan économique, il y a beaucoup à faire. Les industries et les infrastructures nationalisées naguère, sont devenues l'ombre d'elles-mêmes ou sont entretenues avec les capitaux , les techniciens et la technologie de ceux qu'on a chassé.En outre le bilan de la gestion des économies africaines depuis un demi-siècle est caractérisée par le délabrement des infrastructures sociales et économiques, l'incurie dans la gestion des deniers publics, le clientélisme dans l'attribution des postes, la dépendance généralisée au financement extérieur tant bilatéral que multilatéral (Banque Mondiale,FMI,Union Européenne,Banque africaine de développement),la faiblesse de la production agricole faisant planer l’insécurité alimentaire et la faim ,le chômage de masse ( plus de 60% de la population active demeurent sans travail),le règne de l'arbitraire et de la mauvaise gouvernance,la généralisation de la pauvreté tant en milieu urbain que rural pour les deux-tiers de la population africaine et la chute de l'espérance de vie aux alentours de 52 ans pour les populations adultes à cause de l'expansion de certaines maladies comme le VIH Sida et le paludisme.

Concernant sa structure du commerce extérieur, il convient de constater que les exportations africaines sont constituées essentiellement des produits primaires(produits agricoles, minerais,bois)non transformés au moment où ses importations se composent des produits manufacturés et alimentaires(riz,blé,viande,lait,soja,poisson,etc.).La grande injustice que subit l'Afrique, c'est celle de voir les prix de ses exportations être fixés et contrôlés par ses principaux acheteurs (pays industrialisés) et ceux de ses importations être déterminés par les fournisseurs (pays industrialisés).L'Afrique est perdante doublement: lors de l'achat et à la vente. La détérioration des termes de l'échange international demeure la grande arnaque dont le manque à gagner évalué à plusieurs centaines des milliards d'euros constitue le talon d'Achille de l'émancipation africaine et de son développement.

Au regard des intérêts financiers en présence, l'indépendance économique ne sera pas la résultante des discours mais des actions concrètes sur le chemin du développement.Le Brésil,l'Inde et la Chine,après avoir longtemps subis la domination économique des pays occidentaux, sont entrain de se défaire de ces liens en développant leurs économies et en exportant plus des produits manufacturés et agricoles transformés. 

Si les dirigeants de l'Afrique, tout comme ceux de la Côte d'Ivoire,veulent l'indépendance économique, ils doivent revoir leur façon de gérer leurs économies et les biens publics nationaux mais également de favoriser l'import-substitution afin de produire sur place en Afrique les produits manufacturés destinés au marché intérieur qui nous font perdre des milliards de dollars et de les exporter au RDM (Reste du monde).

La chance de la Côte d'Ivoire, après 8 ans de guerre civile, est d'appartenir à une zone monétaire et économique.Si le Franc CFA (Communauté financière d'Afrique) n'était pas arrimé à l'Euro à une parité fixe, le désordre monétaire aurait été tel que les dirigeants ivoiriens au lieu de parler d'indépendance économique chercheraient à nouer des relations économiques . Tant que la Côte d'Ivoire ne saura consommer son cacao et aura besoin de le vendre à l’Étranger, elle aura besoin des liens d'interdépendance économique.Les Européens ont sauvé les Ivoiriens des situations d'hyperinflation cauchemardesques qu'ont connu les Allemands, Congolais de 1993 à 2004 et les Zimbabwéens récemment. L'histoire économique nous apprend qu'on ne fait jamais une guerre sans en payer un prix. L'hyperinflation qui se définit comme des hausses des prix incontrôlables, imprévisibles et exponentielles seraient le lot de la Côte d'Ivoire n'eut-été l'existence du Franc CFA.

Un propos ironique: si les dirigeants ivoiriens cherchent la vraie indépendance économique. Ils doivent sortir de la zone Euro et gérer leur propre politique monétaire. Quelle indépendance économique peut-on avoir quand ses avoirs extérieurs sont gérés au Trésor Français? Quelle indépendance économique peut-on avoir quand on brade des pans des secteurs économiques entiers aux Chinois qui font la course effrénée aux matières premières?

Concernant la structure des exportations africaines

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Les grands maux des finances publiques congolaises. Article corrigé.

Les grands maux des finances publiques en RDC

 

Les finances publiques en République Démocratique du Congo souffrent depuis l'indépendance en 1960 de certains comportements des décideurs publics qui font  qu'elles se portent généralement mal d'une part , et d'autre part, elles entraînent des effets destructurants sur l'ensemble des variables macroéconomiques.

Dans la gestion des dépenses publiques, il est toujours constaté qu'il y a conflits de compétence entre plusieurs services financiers dans la gestion du compte général du Trésor qui est logé à la Banque Centrale du Congo (BCC). En principe, ce compte ne peut être actionné que sur instruction expresse et directe du Ministre ayant les finances dans ses attributions  . Souvent, ce compte est ponctionné sans l'aval de ce Ministre et surtout, c'est à son insu que l'argent sort des caisses publiques. Car, en effet, la Présidence de la République, la Primature, les Forces Armées, les services de sécurité et la Banque centrale du Congo débitent le compte général du Trésor sans respecter la procédure légale en vigueur en matière d'exécution des dépenses publiques. C'est ce que nous appelons la multiplicité des centres d'ordonnancement. Ce poly-ordonancement des dépenses publiques est un grand fléau qui a toujours creusé les déficits publics au Congo.Les services publics, selon leurs accointances et puissance, se font payer directement à la banque centrale qui est le caissier de l'Etat, et cette dernière ne fera que faire constater les dégats au Ministère des finances.

En outre, selon la procédure budgétaire et la chaine de la dépense publique instituée pour en assurer le contrôle, aucune dépense publique ne peut être payée sans bon d'engagement à l'exception des dépenses urgentes( frais de déplacement des autorités, frais nécessitant la continuité des services publics). Et ce bon d'engagement doit être contrôlé par le contrôleur des dépenses engagées de la direction du Contrôle Budgétaire pour s'assurer de l'existence des crédits et des pièces justificatives conformément au réglement général de la comptablité publique.Après vérification, les bons d'engagement conformes sont soumis à la signature du Ministre du Budget qui les transmet à son collègue des finances qui, selon son plan de trésorerie, devrait les viser pour une deuxième fois à la phase d'ordonnancement . Une fois, ordonnancés,la direction du Trésor et de l'Ordonnancement les envoie à direction des fonds publics de la Banque centrale du congo pour payement.Après le payement, la BCC devrait renvoyer les listings informatisés à la DTO.Mais en réalité, les choses ne se passent pas souvent ainsi.C'est la procédure d'exception qui est souvent la règle car la majorité des dépenses étant éxécutées en urgence et sans bons d'engagement. C'est ce manque de discipline et d'orthodoxie budgétaires qui fait que les dépenses des ministères et autres services publics, communément appelées dépenses courantes ou de fonctionnement,  s'accaparent la part importante des dépenses publiques contrairement aux dépenses en capital ou d'investissement.

Le troisième facteur est le laxisme dans le contrôle de l'exécution des dépenses.En effet, le contrôle administratif assuré par la hiérarchie et l'inspection générale des finances est inopérant.En réalité, l'IGF n'est compétent que pour contrôler les actes des comptables publics.Mais il se fait qu'au Congo, c'est le ministre (ordonnateur des dépenses) qui s'occupe de la gestion des crédits alloués à son ministère.Toutes les violations de la loi des finances ainsi relatées sont faites par le ministre et relèvent de la gestion de fait.Donc, les inspecteurs des finances ne peuvent pas contrôler les actes des ministres.Voilà le sanctuaire de l'impunité et des dérapages chroniques des finances publiques. Par ailleurs, le contrôle juridictionnel est inexistant. En effet, la Cour des Comptes est sans budget, sans moyens avec des agents mal payés.Ils sont systématiquement affamés pour qu'ils ne fassent pas leur travail.Quant au contrôle politique assuré par le Parlement, il se caractérise par le clientélisme, le tribalisme et la corruption. Les ministres et les mandataires publics graissent souvent la patte aux membres des commissions parlementaires pour éviter les griefs de ces derniers lors d'un contrôle ou d'une interpellation au Parlement.

De mémoire de congolais, aucun ministre n'a jamais été mis en cause, jugé et incarcéré pour la mégestion des deniers publics.

Quant à la Banque Centrale du Congo, c'est le répère des vipères.Les directeurs de cette institution sont plus riches que les Ministres et mènent une vie de prince.Ils ont en moyenne 3 à 4 mercedes dernier cri comme voitures de fonction. La Banque centrale du congo se paie elle-même sur le compte général du trésor pour des soit-disant intérêts de retard sur les avances au Trésor sans l'autorisation du Ministre des Finances.

Concernant le portefeuille de l'Etat, il est de notoriété publique que les experts du Conseil supérieur du Portefeuille et les cadres de ce ministère (ministère du portefeuille) vivent aux dépens des entreprises qu'ils sont censés contrôler.En outre,ils sont pour la quasi totalité commissaires aux comptes et administrateurs dans ces entreprises.Il y a là un conflit d'intérêt patent car étant juges et partie à la fois.

Quant aux Régies financières( la direction Générale des Impôts, la DGRAD et l'OFIDA),elles souffrent de deux maux principaux: la corruption et les détournements de l'argent public.

Pour mettre un terme à cette situation, il convient:

- de créer un super ministère de l'économie et finances qui chapeautera les finances,le commerce extérieur, le budget, le plan (à cause des dépenses d'investissement ) et le portefeuille. On nommera des Ministres délégués auprès de ce Ministre pour coordonner la gestion des finances publiques et des entreprises publiques.

-Le rôle de caissier de l'Etat doit être ôté à la banque centrale du Congo qui doit s'attèler à sa mission première qui est d'émettre la monnaie ,d'en assurer la stabilité et de servir de prêteur en dernier ressort du système bancaire national.

-de créer une Direction Générale du Trésor qui servira de caissier de l'Etat , qui centralisera la chaîne de la dépense publique en son sein et dont dépendront tous les comptables publics.

-de doter les moyens conséquents les organes de contrôle afin qu'ils soient motivés à assurer leur travail.

-de verser des salaires décents aux agents des régies financières pour éviter la tentation de détournement et de corruption.

-de mettre en examen tout gestionnaire qui se rendrait coupable des détournements de l'argent public.

Voilà ce que je propose comme pistes de solution afin de sortir notre pays de cette mégestion.

 

 

 

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13 décembre 2010

Tensions à Abidjan:Gbagbo fait encercler Ouattara et ses partisans hébergés à l'Hôtel du Golf

 

Signe d'une tension croissante sur le terrain, une vingtaine de soldats des forces gouvernementales armés de mitrailleuses et de lance-grenades se sont déployés, lundi à Abidjan, autour de l'hôtel gardé par des casques bleus de l'Onu qui sert de quartier général à Alassane Ouattara et à ses partisans, a rapporté un journaliste de Reuters.

L'armée, qui a fait allégeance à Laurent Gbagbo, n'a fait aucun commentaire sur ce déploiement.

Un porte-parole de Ouattara a dit qu'il avait été précédé d'une première tentative des militaires d'installer un poste de contrôle près de l'hôtel du Golf mais que les forces rebelles qui soutiennent Ouattara s'y étaient opposées.

"Les rebelles des Forces nouvelles ont démantelé le poste de contrôle. Il y a eu des tirs, mais ils ont tiré en l'air", a déclaré par téléphone le porte-parole, Patrick Achi.

Selon le représentant spécial de l'Onu en Afrique de l'Ouest, Y.J. Choi, les casques bleus stationnés à l'hôtel du Golf ont pour ordre de protéger "à tout prix" Alassane Ouattara et son gouvernement parallèle.

Laurent Gbagbo, qui s'est maintenu au pouvoir cinq ans après le terme de son mandat à mesure que le scrutin présidentiel était repoussé, rejette les pressions exercées sur lui en les qualifiant d'ingérences étrangères. Il garde le contrôle de la télévision, des bâtiments officiels et des forces de sécurité.

Comme l'UE, les Etats-Unis, l'Union africaine, la Cedeao et le Conseil de sécurité des Nations unies ont tous reconnu la victoire d'Alassane Ouattara. Le président américain Barack Obama s'est dit lui aussi prêt à prendre des sanctions envers Laurent Gbagbo si celui-ci s'accroche au pouvoir.

Le Fonds monétaire international a de son côté indiqué qu'il n'offrirait aucune coopération dans le cadre d'un programme d'aide internationale de trois milliards de dollars tant que le gouvernement actuel ne se serait pas effacé.

Jeudi dernier, la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, avait jugé important de maintenir une "pression" internationale tout en considérant prématuré de parler de sanctions. Elles ne les avait cependant pas exclues. La ministre française n'était pas à Bruxelles lundi pour la réunion mensuelle des ministres des Affaires étrangères

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13 novembre 2009

Position officielle du Congo Kinshasa sur les négociations climatiques de Copenhague.

Ci devant ministre José Endundo, est monté au créneau à un mois de la Conférence mondiale de Copenhague sur le changement climatique pour en dresser les enjeux cruciaux et vitaux, notamment pour la RDC

A un mois de la tenue de la conférence de Copenhague sur le changement climatique. Le ministre congolais de l’Environnement explique cette problématique du changement climatique qui mobilise l’attention de tous. Depuis le milieu du XIXième siècle, la population a été multipliée par 6, le PIB mondial par 60. Or, sur la même période, on observe une élévation simultanée des courbes des températures et des émissions de gaz à effet de serre dont la concentration dans l’atmosphère s’est accrue jusqu’à doubler.

C’est également au XIXième siècle que le chimiste Arrhenius établit la corrélation entre les deux phénomènes. Il précise que ce sont les gaz à effet de serre additionnels à ceux déjà présents dans l’at­mosphère et sans lesquels la planète serait trop froide (de + ou - 30 degrés) qui sont cause du ré­chauffement de la planète.

Les études faites depuis lors de façon plus précise par le groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique « GIEC » conduisent toutes à établir que l’accélération du réchauffement est d’origine anthropique, c’est-à-dire résultant de l’activité humaine, essentiellement dans les secteurs de l’énergie de la production in­dustrielle et agricole, des transports et de la déforestation ; Le principal gaz à effet de serre incriminé est le dioxyde de carbone (CO2)

L’élévation de la température agit irrémédiablement sur les éléments fondamentaux de la vie des populations humaines et de toutes les espèces. J’évoque ici la fonte des glaciers, à laquelle s’ajoute la dilatation des eaux du fait de la simple augmentation de la température. Ce mécanisme, qui a fait perdre à l’Arctique 1.5 million de km2 de banquise, entraîne des inondations qui réduisent les disponibilités en eau douce le déplacement des populations côtiè­res et l’inondation de bon nombre d’îles du fait de la montée du niveau des mers.

La chute des ren­dements agricoles qui touchera (les centaines de millions de personnes, notamment en Afrique, alors que la population humaine devrait atteindre 8 milliards vers 2030 l’expansion des maladies dues à la malnutrition et au stress calorique et de celles à vecteur (paludisme et dengue) : l’avancée de la désertification, déjà observable, qui a conduit à l’assèchement du lac Tchad et à la baisse du niveau d’eau des Grands lacs dans l’Est du pays avec des conséquences sociales et économiques majeures l’extinction d’un grand nombre d’espèces (estimée à près de 40% dans le cas d’un réchauffement de 2 degrés), et la baisse des stocks de poisson consécutive à  l’acidification des océans, liée à l’augmentation  de leur teneur en CO2

Les actions de la communauté internationale

Le Groupe Intergouverne­mental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), installé par le système des Nations Unies, estimé à 2 degrés l’augmentation maximale tolérable pour éviter un cataclysme planétaire. Le dépassement de ce niveau aurait des effets désastreux et irréversibles. Pour y remédier, une seule solution : réduire les émissions des gaz à effet de serre dont notamment le CO2 Globalement, il faut que le niveau global actuel des émissions qui est de 22 gigatonnes de CO2 par an, soit réduit de moitié. En d’autres termes, il faut faire descendre la concentration de CO2, dans l’atmosphère de plus ou moins 400 à 350 parties par million (ppm).

Toutes les structures de ré­flexion et d’analyse, GIIEC y compris, ont mis en évidence des faits précis et accablants. Dans cette régulation, le secteur énergétique intervient pour 26%, l’industrie pour 19%, la déforestation pour 17%, l’agriculture pour 14% et les transports pour 13%. La seule façon d’agir est donc de réduire les causes. Comment faire en sorte que ces secteurs soient gérés de façon durable et propre? Pour l’exemple, comment faire pour que l’énergie actuellement produite, qui provient à 80% de produits fossiles non-renouvelables et polluants, puisse être obtenue différemment? Là est la ques­tion.

Que représente le Congo

Dans ce contexte de catas­trophe prévisible et à l’instar d’autres grands pays forestiers comme le Brésil, l’Indonésie ou la Papouasie Nouvelle Guinée. La République démocratique du Congo se trouve en position d’apporter à la Communauté internationale une contribution remarquable en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. En effet, avec ses 145 millions ha de forêts tropicales, la RDC représente: 2/3 des superficies forestières du Bassin du Congo, deuxième plus grand massif fores­tier tropical au monde (230 millions ha) après celui de l’Amazonie ( millions ha) et devant celui de l’Asie du sud-est (190 millions ha) Près de 10% de l’ensemble des forêts tropicales dans le monde et autant que la superficie des forêts de l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Alors qu’elle ne couvre que 6% de la surface de la planète, la forêt tropicale humide renferme près de 80% des espèces animales ou végétales terrestres. Les forêts tropicales sont considérées comme le premier réservoir mondial de diversité biologique terrestre, aussi bien en ce qui concerne les espèces que les écosystèmes.

En assurant la gestion du­rable de ses forêts la RDC con­tribue : à la garantie du maintien d’importantes réserves d’eau douce : 50% des réserves du continent africain à la protection d’un riche patrimoine de biodiversité : la RDC constitue un des tout premiers pays de méga-biodiversité au monde avec le Brésil et l’Indonésie, avec 10.500 espèces végétales recensées et de nombreuses espèces fauniques endémiques. Pour montrer le rôle majeur qui est celui de la RDC, il suffit simplement de noter que sa forêt stocke 40 gigatonnes de Carbone, équi­valant à près de 150 gigatonnes de C02, ce qui représente le total des émissions mondiales actuelles sur une période de six ans et demi. On le voit, c’est une responsabilité historique.

Les atouts de la Rdc

La RDC doit faire recon­naître par la Communauté internationale que, pour préserver en l’état l’immense forêt qu’elle abrite, elle doit renoncer à d’autres modes de faire-valoir. C’est ce qu’on appelle les coûts d’opportu­nité. Ainsi la forêt congolaise représente : des superficies importantes de sols aptes à une mise en valeur agricole ; des richesses minières contenues dans son sous-sol un potentiel hydro-électrique à valoriser, La RDC se situant au 3ème rang avec 13% du potentiel mondial un stock de bois d’oeuvre à exploiter et à transformer.

La forêt apporte aussi nour­riture, plantes médicinales, bois de chauffe et revenus à plus de 40 millions de congolais qui en sont directement dépendants, sur une population totale de 70 millions. Le maintien d’une telle richesse dans l’intérêt de tous doit être financièrement pris en compte. En 1972. réunis à Stockholm, les Etats du monde énoncent le     concept d’écodéveloppement et créent le Programme des Nations Unies sur l’Environnement (PNUE) qui voit le Zaïre créer un ministère de l’environnement ; en 1992, la Conven­tion Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques est signée à Rio de Janeiro. Elle vise à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau qui empêche « toute perturbation anthro­pique dangereuse du système climatique ».

En 2007, devant l’aggravation du changement climatique et des conséquences dramatiques annoncées, la Conférence de Bali inscrit- et de façon historique pour la RDC la question de la déforestation et de la dégradation des forêts. Depuis lors, la RDC se positionne dans le mécanisme REDD+, Réduction des Emissions de gaz à effet de serre résultant de la Déforestation et de la Dégradation. Il est évident que nous som­mes dans l’impasse. La Chine, 3ième puissance mondiale avec un PIB de 3.500 milliards de dollars devrait avoir rejoint en 2030 les Etats Unis qui se trouvent aujourd’hui à 14.000 milliards de richesse pro­duite annuellement.

Si chaque famille chinoise venait à posséder une voiture selon le modèle occidental - et on ne peut pas les en empêcher, cela reviendrait à une augmenta­tion de consommation d’hydrocarbures équivalant à 60% de la pro­duction mondiale actuelle. Or, les réserves fossiles se réduisent et devraient être épuisées dans plus ou moins cinquante ans.

Si le rythme de consommation américain était étendu à toute la population mondiale, il faudrait les ressources de deux planètes supplémentaires pour répondre à l’augmentation correspondante des besoins. Même le nucléaire, qui re­présente 16% de l’énergie produite dans le monde, pose problème. En effet, les ressources en uranium sont d’un siècle et demi au rythme actuel de notre consommation. Les centrales classiques actuelles ne consomment que moins de 1% de l’uranium naturel.

Avec les centrales de quatrième génération à neutrons rapides, qu’il faudra rapidement met­tre en place dès que la technologie sera parfaitement au point, le taux d’utilisation de l’uranium naturel passerait à 97%, ce qui permettrait de prolonger la durée de vie des réserves d’uranium à plusieurs millénaires. Ces exemples montrent à suffisance que le système de développement actuel est totalement obsolète et amène rapidement l’humanité dans l’impasse. Si l’on y ajoute l’expansion démographique -la population mondiale devant passer à plus de 8 milliards en 2050 - avec des ressources naturelles en voie d’épuisement, les perspectives s’assombrissent davantage.

Il faut donc envisager d’autres mécanismes de dévelop­pement. C’est cela le concept de développement durable. En voici une définition sim­ple: fournir assez de nourriture, d’eau et d’énergie à l’ensemble de la population mondiale tout en réduisant au maximum les dommages environnementaux et en maintenant le développement humain. Les inégalités actuelles sont telles qu’il faut nécessairement parvenir à un mode de gouvernance qui rétablisse un minimum d’équité. Il n’est pas pensable qu’un citoyen américain puisse continuer à consommer annuellement 8 ton­nes d’équivalent pétrole, tandis qu’un chinois en consomme 1 et un africain 0,5.

Le développement durable fait passer le monde d’une stratégie bipolaire sous le régime de la guerre froide, devenue multipolaire aujourd’hui, à une gouvernance mondiale unipolaire. Le contrôle et l’aménage­ment de l’espace, la sécurité de l’eau pour tous, la question alimentaire sont devenus aujourd’hui facteur de puissance, mais aussi de cohésion mondiale. La politique est aujourd’hui rattrapée par l’environnement et l’écologie. Il s’agit désormais d’écocitoyenneté, mais d’une écocitoyenneté mondiale. La question climatique en est un exemple frappant. Elle ne connaît ni race, ni pauvre ni riche, ni savoir ni ignorance. Pour citer La Fontaine, « tous étaient atteints, tous n’en mourraient pas ». Cette fois-ci, hélas, tous risquent d’en mourir.

Le Potentiel


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08 novembre 2009

L'échec annoncé des négociations climatiques multilatérales de Copenhague:acteurs et intérêts en présence.

La Conférence de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique : un échec annoncé au regard de la divergence des intérêts  et des acteurs en présence ? Par  Ibanda Kabaka Paulin , Economiste

 

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague, qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, est la 15ème Conférence annuelle des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dont l’objectif est d’accoucher d’un accord qui donnera une suite au Protocole de Kyoto. Ce protocole de Kyoto négocié en 1997, ratifié par 175 pays, est entré en vigueur en février 2005 après la ratification par la Russie (175 pays l’ont ratifié à ce jour). Le principe de donner une suite au Protocole de Kyoto, qui arrive à son terme en 2012, a été arrêté lors de la Conférence de Bali en 2007 alors que le GIEC(Groupe International des Experts des Nations Unies sur le changement climatique) venait de remettre son 4ème rapport. Ce rapport a clairement établi que pour limiter les effets néfastes dus au changement climatique pour la planète et ses habitants, il fallait limiter l’augmentation de la température moyenne du globe à 2°C, chose qui nécessiterait de stabiliser les émissions mondiales de GES (gaz à effets de serre) par rapport à leur niveau de 1990 avant 2020, et de les réduire de moitié d’ici 2050. Rappelons que le Protocole de Kyoto prévoyait un engagement chiffré d'atteindre en 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 37 pays industrialisés d'environ 5 % en moyenne par rapport à 1990.

 

1. Les acteurs en présence.

 

Par rapport à leur impact sur le changement climatique et leurs émissions de GES, il y a plusieurs acteurs qui sont impliqués dans les négociations climatiques multilatérales notamment les pays industrialisés du Nord, la Chine, les pays émergents, les pays forestiers tropicaux et les restes des pays.

Les différents aspects qui doivent être débattus à Copenhague sont entre autres:

·        le développement des énergies renouvelables

·        la réduction du recours aux énergies fossiles

·        l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments

·        les contraintes sur certaines industries polluantes

·        le recours aux véhicules moins émetteurs de CO2

·        le développement des transports collectifs...

·        … et le rôle de la forêt dans le stockage du gaz carbonique et dans la régulation du climat mondial.

 

1.1. Les pays industriels du Nord.

Les principaux pays industriels du Nord et le Japon comptent parmi les plus gros émetteurs des gaz à effets de serre. Leurs contributions aux émissions de GES d’origine anthropique sont ainsi réparties : les Etats-Unis 20%, l’Union Européenne 14%, la Russie 6% et le Japon    .

1.2. Les pays émergents

Il s’agit des pays nouvellement industrialisés qui sont des clients très actifs dans les émissions des GES. C’est le cas de la Chine (21%), de l’Inde avec 4 % des émissions et du Brésil.

Ils se sont alignés derrière la Chine et souhaitent faire porter la responsabilité de la situation écologique aux 3 autres principaux pays émetteurs (USA, Europe et Japon). Dans ce contexte l’argument de la Chine est d'attribuer la cause de l'augmentation des GES à la demande de biens à destination des pays développés, mais manufacturés dans les pays émergents. Ce qui revient à mettre en évidence que les pays développés « font faire » leur émission de carbone par les pays pauvres. Il y a aussi toute une exportation des industries polluantes à destination des pays émergents à considérer.

 

1.3. Les Pays forestiers tropicaux

Depuis que le rôle de la forêt contre le changement climatique a été prouvé, la forêt a été déclarée bien public mondial. Tel est le cas des forêts tropicales répartis en trois grands massifs forestiers (Amazonien, Congolais, Asie du Sud-Ouest).

Par ailleurs des études récentes ont démontré que 20% des émissions de GES proviennent de la déforestation, dès lors l’importance des pays forestiers dans la réduction de ces émissions a été démontrée.

1.4. Les Pays victimes du comportement pollueur

Essentiellement l'Afrique, à l'exception de l'Afrique du Sud, et ils réclament la réparation aux pays producteurs de gaz à effet de serre qui aujourd'hui exploitent leurs pays et les maintiennent sous pressions (dette du tiers monde, exportation des industries polluantes, exploitations de richesses naturelles, concurrence agricole déséquilibrée, etc.).

 

2. Les intérêts en présence.

  2.1. Les intérêts des pays industriels.

Bien qu’il soit établi que l’actuel modèle économique sur lequel est assis la croissance des pays industriels, fait la part belle aux aspects économiques d’une production de masse au détriment de la protection des ressources naturelles et de l’environnement, les accords de Copenhague doivent introduire des règles environnementales contraignantes.

Le scénario idéal pourrait se construire comme suit : l'Union Européenne et les États-Unis proposent une politique ambitieuse proche du consensus scientifique et, par là même, tenteraient d'attirer les pays développés qui, devant l'élan provoqué, feraient tomber la Chine et les pays émergents dans l'escarcelle sur la base d'une réduction des émissions de GES.

 

Cependant, il est difficile d'espérer en un tel déroulement, car qui va croire que les pays développés, tels les États-Unis et l'Europe, vont se mettre à brider leurs exigences économiques et financières pour sauver la planète, ils ne semblent pas presser. En fin de compte n'oublions pas qui dirige ces états...

L'Europe a ouvert la danse avec le « paquet climat-énergie » qui est bien en deçà de ce qui avait été discuté, en particulier au printemps 2007, et qui réduit fortement l'efficacité écologique nécessaire pour agir sur le climat.

De son côté, aux États-Unis, l'Administration Obama a fort à faire pour convaincre les deux forces politiques en présence (Démocrates et Républicains), surtout pour réussir à se distinguer de la politique catastrophique menée par l'administration Bush. En effet, les représentants américains des Etats industriels du Nord et ceux des Etats pétroliers ainsi qu’agricoles ne veulent pas entendre parler de ces réductions des émissions de GES qui vont accroître les coûts de production des entreprises de leurs Etats, ce qui est synonyme de la fin de leur avancée économique.

Par ailleurs, il faut engager le développement des énergies renouvelables (biomasse, éolienne, solaire, photovoltaïque, biocarburants…). En outre, pour les Américains, ils prennent comme année de référence de réduction probable de leurs émissions 2005 au moment où l’année de référence du protocole de Tokyo est 1990. Le comble est que les USA ont augmenté de 50% leurs émissions de 1990 à 2005. Ce qui est une tricherie énorme.

Les Européens, fort de leur avance (bien que minime dans les faits avec le « paquet climat-énergie ») voudront relâcher leur effort pour inciter les États-Unis à se mettre au niveau européen. La Chine, pour sa part, compte les points dans cet échange bilatéral entre les deux puissances et essaiera de se dédouaner tant que faire se peu en reprenant l'antienne vue plus haut sur la responsabilité écologique.

Enfin de compte, les Etats industriels du Nord sont frileux à sortir de l’argent pour financer  la protection de la planète comme l’atteste la position des ministres des finances du G20 en Ecosse le 7 novembre 2009, soit un mois avant la Conférence de Copenhague.

2.2. Les intérêts des pays émergents.

Ces pays sont les grands bénéficiaires de l’état actuel des choses car ils développent leurs économies grâce à l’expansion de leurs exportations vers les pays du Nord. Pour la Chine qui est le plus gros pollueur du monde, elle attribue la faute aux pays du Nord qui l’obligent à augmenter sa pollution  pour soutenir leur consommation car la Chine est devenue l’usine du monde.

Pour la chine, les pays du Nord doivent réduire 40 % des émissions de GES à la source (c’est-à-dire au Nord) d’ici 2020, c’est pourquoi ils sont contre le MDP (mécanisme de Développement Propre) qui permet aux opérateurs pollueurs du Nord de promouvoir de projets de séquestration de carbone au Sud sans que ces opérateurs fassent de réduction chez eux au Nord.

2.3. Les intérêts des pays forestiers tropicaux.

A cause du caractère des biens publics mondiaux de leurs forêts, les PFT exigent depuis 2005 le financement de leurs politiques de préservation forestière dans le cadre de la gestion durable des forêts. La légitimité de ce financement de la gestion durable des forêts tropicales provient d’une part de la déforestation évitée qui fait peser un coût d’opportunité important à ces pays et d’autre part, de l’existence du principe pollueur-payeur. Au nom de quoi les uns seront-ils entrain de polluer au moment où les autres doivent dépolluer avec leurs forêts, sans rémunération, tant qu’il est établi que les pollueurs le font car ils gagnent de l’argent ? Voilà la question morale et d’éthique qui justifie la REDD (mécanisme de Réduction des Emissions des gaz à effets de serres dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts). En effet, celui qui pollue doit payer. C’est une question de justice morale.

3. Risque d’échec de la Conférence de Copenhague.

Le risque d’échec des négociations climatiques lors de la Conférence de Copenhague est évident :

-        les lobbies industriels (industries, pétroliers, électricité, transporteurs,…) qui sont des gros pollueurs ne relâchent pas leur pression sur leurs dirigeants politiques en l’occurrence aux Etats-Unis et dans les autres pays industriels afin qu’ils ne prennent pas d’engagement en décembre 2009 quant aux objectifs chiffrés de réduction des émissions de GES.

-        L’argumentation fallacieuse de la Chine et de l’Inde qui se font passer pour les victimes de la consommation accrue des pays du Nord manifeste de sa volonté de ne pas réduire illico ses émissions de GES d’origine anthropique.

-        La réticence des principaux Pays pollueurs à financer la lutte contre le réchauffement climatique au prétexte que les caisses sont vides du fait de la crise financière de 2007.

-        L’obstination des PFT (pays forestiers tropicaux) à obtenir des financements massifs au titre de la REDD, sinon ils quitteraient la table des négociations.

Toutes ces quatre raisons sont des facteurs objectifs vers un échec des négociations de Copenhague. Pourtant, il suffisait:l’engagement fort de réduction de la part des pays les plus développés ;la mise au point d'un mécanisme de financement pour utiliser des fonds venant des pays du Nord vers les États pauvres afin de les aider à faire face au changement climatique ainsi que l’ engagement des pays émergents à réduire leurs émissions à long terme pour que cette conférence soit un succès.

Compte tenu de leur poids politique et économique à l'échelle de la planète un accord sans intégrer au moins les 3 principaux émetteurs (Chine, USA et Union Européenne) de GES n'aurait aucune chance d'aboutir à des résultats concrets

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18 septembre 2009

La RDC exposée à un risque extrême du fait du changement climatique.Par Paulin Ibanda Kabaka

La République démocratique du Congo fait partie des 28 pays les plus exposés à un ‘‘ risque extrême ’’ du changement climatique, selon une étude  réalisée sur 166  pays que vient de publier la société britannique Maplecroft, spécialisée dans l’évaluation des risques internationaux pour le monde des  affaires.

Il s’est agit, pour les experts ayant produit cette étude, d’évaluer les capacités des pays à gérer les risques induits par les bouleversements climatiques. ‘‘  Il s’agit de se concentrer sur la vulnérabilité, sur la capacité des individus, des communautés, des économies et des sociétés à faire face aux risques ’’, ont précisé les auteurs de l’étude. 

Ainsi, ont été étudiés, l’économie, les institutions et la gouvernance, le développement humain et la santé, les écosystèmes, la sécurité de l’approvisionnement en ressources et enfin la répartition de la population et les infrastructures. Et les résultats ont permis de classer de 0 à 10, de ‘‘ risque extrême ’’ à ‘‘ risque faible ’’.

Comme l’avait déjà prédit plusieurs scientifiques, ce sont les pays pauvres de l’Afrique et de l’Asie du Sud qui payeront le lourd tribut du changement climatique engendré par les pays industrialisés par leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, sur les 28 pays exposés à un ‘‘ risque extrême ’’, 22 se situent en Afrique sub-saharienne.

Outre la RDC, les experts ont épinglé le Rwanda, le Burundi, la Somalie, le Nigéria, le Tchad, la Gambie, la République centrafricaine et la Guinée, pour ne citer que ceux là, comme pays exposés à risque extrême. En Amérique du Sud, c’est le Haïti qui est exposé à un risque extrême alors qu’en Asie du Sud sont épinglé l’Afghanistan, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Pakistan et dans une moindre mesure l’Inde.

Selon les experts, il ne s’agit pas là des pays qui seront le plus concernés par le réchauffement climatique, mais plutôt des pays qui n’auront pas suffisamment de moyens tant matériel, structurel, technologique que financier pour endiguer les bouleversements du climat ou pour faire face à certaines urgences des catastrophes naturelles.

Appel à la solidarité internationale


Le cas de la RDC est plus surprenant d’autant que le pays dispose du deuxième massif forestier du monde, un véritable puits pour absorber les carbones émis par les pays pollueurs. Ce qui nécessite une réelle volonté politique à l’échelle mondiale et surtout une solidarité à reconnaître les services environnementaux que rend la RDC à toute l’humanité à travers ses 145 millions d’hectares de forêts tropicales.  De ce fait, la RDC devrait bénéficier de l’aide de la communauté internationale pour s’adapter au réchauffement climatique.

D’ailleurs, pour la société britannique Maplecroft, la publication de cette étude a pour objectif d’encourager une prise de conscience gouvernementale à l’échelle mondiale et de faire émerger des politiques d’adaptation au changement climatique. Ceci, pour qu’il ne fasse pas payer un plus lourd tribut aux pays déjà malmenés par d’autres enjeux énergétiques, alimentaires, sanitaires, sociaux et belliqueux. Ainsi, la question de la responsabilité des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre est posée.

En guise de rappel, cette étude révèle que les pays les plus industrialisés qui sont en même temps les plus grands pollueurs de la planète seront, en effet, les moins exposés aux  bouleversements climatiques. Dans cet ordre, la Norvège, la Finlande, le Japon, le Canada et le Royaume-Uni sont à l’autre extrémité du classement comme pays faiblement exposés au risque du changement climatique. Les Etats-Unis et l’Australie, les deux plus gros émetteurs des gaz à effet de serre sont classés parmi les vingt pays les moins vulnérables.

Selon des données du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il est indiqué que la vulnérabilité du continent africain face au changement climatique est beaucoup plus forte qu’on ne le pensait. 

Ces institutions estiment que moins de 30 % des infrastructures côtières d’Afrique, y compris les aménagements humains au long du Golfe de Guinée et des côtes sénégalaises, gambiennes et égyptiennes, risquent d’être submergées ; moins de 25% à plus de 40 % des habitats d’espèces en Afrique pourraient disparaître d’ici 2085 ; le rendement des cultures céréalières baissera de 5%, au plus, d’ici les années 2080 et les cultures de base, comme le sorgho au Soudan, en Ethiopie, en Erythrée et en Zambie, le maïs au Ghana, le millet au Soudan ou l’arachide en Gambie, se détérioreront également en raison du changement climatique.

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18 août 2009

Profil d'un Expert Congolais spécialiste d'Economie Publique, de Planification et de Fiscalité Congolaises.

TitreAuteurDate Supprimer
Profil d'un Expert Congolais spécialiste... ibandaphilosophe 08:26 Editer Voir Supprimer

Consultants Africains

Consultant Ibanda Kabaka

Mr KABAKA IBANDA Paulin est né le 4 juillet 1967 à Mawanga(Bandundu) en RD Congo.Après des brillantes études secondaires au Collège des Pères Jésuites de Kasongo-Lunda, il entre à l'Université de Kinshasa d'où il sort Licencié( équivalent de MSc) en Sciences Economiques avec spécialisation en Economie Monétaire et Commerce International en 1994. Il entre directement dans l'Industrie(Bralima,Groupe Heineken) comme Chargé des Etudes du Marché,Chef de Produit puis Délégué Commercial.

Trois ans plus tard,il intègre le Ministère des Finances et est affecté à l'Administration fiscale en qualité de Vérificateur Adjoint des Impôts.

En 1999, après une formation de 6 mois à l'Ecole Nationale des Finances,il est reçu au concours des Vérificateurs Polyvalents, et est nommé Vérificateur Polyvalent des Impôts avec grade d'attaché de bureau.


Après la mesure de reclassement des agents de la DGC en 2000,l'Administration des Impôts organise un concours pour les fonctions d'Inspecteur en mars 2001. Mr Kabaka Ibanda est reçu à ce concours.A la suite de la formation y afférente de 4 mois au CEPETEDE, il est reçu Major de la promotion 2001 des Inspecteurs et est nommé Inspecteur des Impôts.Il est affecté à la Brigade de contrevérification fiscale.Il a également été Conseiller technique au Ministère de l'Agriculture.

- 2003: Diplôme du Centre d'Etudes Financières,Economiques et Bancaires(CEFEB) de Marseille et diplôme de 3è cycle de l'Institut d'Administration des Entreprises(IAE) de Paris 1 avec pour Mémoire dénommé:" Le Projet d'instauration de la TVA en République Démocratique du Congo: Essai d'analyse des préalables de réussite", Marseille, 67pages.
-2004: Diplôme d'Etudes Supérieures de l'Université de la Sorbonne( Management et Evaluation des Projets/Programmes dans les Economies en Développement).
-2004: Auditeur à l'Institut d'Etudes Politiques et au Conservatoire National des Arts et Métiers(contrôle de gestion et fiscalité des entreprises).
-2005:Formation en construction des routes,voirie et assainissement.

-2007:Formation en Droit Public et Administration Publique de l'Institut de Préparation à l'Administration Générale de la Faculté de Droit de l'Université de Poitiers (France) avec une Monographie de recherche en Droit de l'Environnement intitulée" Fiscalité forestière et Gestion Durable des Forêts du Bassin du Congo: cas de la République Démocratique du Congo, 76p. ( IBANDA KABAKA,2007)."
=PRESTATIONS:Consultant Indépendant en suivi et évaluation des projets(sociaux,économiques,institutionnels,environnementaux,infrastructuraux).
=Ancien stagiaire de l'Agence Française de Développement.
E-mail:ibandapaulin@yahoo.fr,Tél. 00336 6198 1990 et 00336 61 98 7064.

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Consultants Africains

Consultant Ibanda Kabaka

Mr KABAKA IBANDA Paulin est né le 4 juillet 1967 à Mawanga(Bandundu) en RD Congo.Après des brillantes études secondaires au Collège des Pères Jésuites de Kasongo-Lunda, il entre à l'Université de Kinshasa d'où il sort Licencié( équivalent de MSc) en Sciences Economiques avec spécialisation en Economie Monétaire et Commerce International en 1994. Il entre directement dans l'Industrie(Bralima,Groupe Heineken) comme Chargé des Etudes du Marché,Chef de Produit puis Délégué Commercial.

Trois ans plus tard,il intègre le Ministère des Finances et est affecté à l'Administration fiscale en qualité de Vérificateur Adjoint des Impôts.

En 1999, après une formation de 6 mois à l'Ecole Nationale des Finances,il est reçu au concours des Vérificateurs Polyvalents, et est nommé Vérificateur Polyvalent des Impôts avec grade d'attaché de bureau.


Après la mesure de reclassement des agents de la DGC en 2000,l'Administration des Impôts organise un concours pour les fonctions d'Inspecteur en mars 2001. Mr Kabaka Ibanda est reçu à ce concours.A la suite de la formation y afférente de 4 mois au CEPETEDE, il est reçu Major de la promotion 2001 des Inspecteurs et est nommé Inspecteur des Impôts avec grade de Chef de Division.Il est affecté à la Brigade de contrevérification fiscale.Il a également été Conseiller technique au Ministère de l'Agriculture.

- 2003: Diplôme du Centre d'Etudes Financières,Economiques et Bancaires(CEFEB) de Marseille et diplôme de 3è cycle de l'Institut d'Administration des Entreprises(IAE) de Paris 1 avec pour Mémoire dénommé:" Le Projet d'instauration de la TVA en République Démocratique du Congo: Essai d'analyse des préalables de réussite", Marseille, 67pages.
-2004: Diplôme d'Etudes Supérieures de l'Université de la Sorbonne( Management et Evaluation des Projets/Programmes dans les Economies en Développement).
-2004: Auditeur à l'Institut d'Etudes Politiques et au Conservatoire National des Arts et Métiers(contrôle de gestion et fiscalité des entreprises).
-2005:Formation en construction des routes,voirie et assainissement.

-2007:Formation en Droit Public et Administration Publique de l'Institut de Préparation à l'Administration Générale de la Faculté de Droit de l'Université de Poitiers (France) avec une Monographie de recherche en Droit de l'Environnement intitulée" Fiscalité forestière et Gestion Durable des Forêts du Bassin du Congo: cas de la République Démocratique du Congo, 76p". ( IBANDA KABAKA,2007).
=PRESTATIONS:Consultant Indépendant en suivi et évaluation des projets(sociaux,économiques,institutionnels,environnementaux,infrastructuraux).
=Ancien stagiaire de l'Agence Française de Développement.
E-mail:ibandapaulin@yahoo.fr,Tél. 00336 6198 1990 et 00336 61 98 7064.

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